Mon hommage à Georges Moustaki

« Ma paresse est surtout idéologique. Je déteste ne rien faire, mais je n’accepte pas de vendre mon temps. Donc je m’occupe avec tout ce qui m’apporte du plaisir et des passions. Je peux aussi paraître contemplatif et inactif. Mon métier étant de créer dans diverses disciplines, il y a toujours une lumière plus ou moins en veilleuse dans l’« usine à idées ». »                                                                      Georges Moustaki (novembre 2000)

Georges Moustaki

Georges Moustaki

Je consacre cet article à Mr Georges Moustaki, auteur, compositeur, interprète, mais aussi peintre, qui tout au long de sa vie grâce à sa musique à influence méditerranéenne, et à travers ses mots, a su cultiver le don de l’émerveillement pour nous le transmettre.
Je rajouterais poète; d’après Anatole France, « Le poète aide à aimer ».
De manière instinctive, je présenterai un titre de Georges Moustaki comme étant une poésie humaniste sous fond musical. C’est comme cela que je l’ai toujours perçu et cette singularité ma conquise dés mon plus jeune âge, même si à proprement parler il n’était pas un chanteur de ma génération.

Je devais avoir 7 ou 8 ans quand je l’entendis pour la première fois. Mon père, un autre grand admirateur, lui trouvait l’allure d’un sage, d’un philosophe grecque fort sympathique (rien d’étonnant en réalité). J’écoutais « mon vieux Joseph » et « le métèque » (que je n’aimais pas à l’époque et que je fredonne toute émue encore aujourd’hui), « ma solitude », « le facteur », « le temps de vivre », « il est trop tard », « grand père ». Des années plus tard, et tout à fait par hasard, je découvrais d’autres chansons de lui absolument magnifiques telles « ma liberté », ou encore (plus engagées) « sans la nommer », « chanson cri », « il y avait un jardin », « et pourtant dans le monde »,  et bien sûre « déclaration »…
Ses chansons font parties des choses qui m’aident à vivre aujourd’hui quand ça pense un peu trop.

Les mots étaient justes car ils découlaient des maux de l’homme, et quand c’est le coeur qui s’exprime c’est toujours criant de vérité et ça parle au fond. Oui le fond, là où la pudeur agit au point parfois de nous faire oublier l’essentiel. Merci Mr Moustaki de faire partie de ceux qui justement nous rappellent l’essentiel, avec humilité et tout en vivant de ses propres passions. Beau précepte de vie pour un ou une jeune artiste et dont il est bon de s’inspirer. Je me souviendrai Monsieur.

L’ ambitieux de l’humanité (je pense à « déclaration » entre autre, un texte magnifique), « est parti dans le ciel bleu, comme un oiseau, enfin libre et heureux ». Il nous a laissé hier dans la nostalgie, mais avec une empreinte éternelle de son passage sur terre.

« La socièté a besoin de poètes, comme la nuit a besoin des étoiles »

- de Stanislas de Boufflers


 

          Priscillia à 17h39