Tokyo Notes, une pièce d’Oriza Hirata, mise en scène par Olivier Maurin au Théâtre Acte 2


Avec:

ARNOULD Mbalou, BAUDOUIN Manon, BELI TITI Joëlle, DHONDT Mathilde, FARGIER Franck, GAZEAU Jean-Damien, HERNANDEZ Cécile, LAFONT Christian, LAMBON Priscillia, MARTINEZ Lucien, MILCHBERG Sophie, RUGHOONUNDUN Anooradha, SAULNIER Edith, VARILLAT Lucie, VENDEVILLE Marvin.

Tarif normal 10€ – tarif réduit 8 euros – carte Mra
ACTE 2 THEÂTRE
Adresse: 32, quai Arloing 69009 LYON
Renseignements et réservations: 04 78 83 21 71

Présentation du spectacle mis en scène par Hirata lui même en 2008

« Écrit en 1994, Tokyo Notes est l’un des textes les plus réputés du prolifique et passionnant Oriza Hirata, auteur d’une trentaine de pièces, mais aussi metteur en scène, théoricien du théâtre, directeur de compagnie. L’action se déroule à l’intérieur d’un musée d’art de Tokyo, dans un futur que l’on imagine plus ou moins proche, tandis qu’à l’autre bout du monde, une vaste guerre civile déchire l’Europe : vingt personnages vont s’y croiser pour évoquer leur quotidien, leur couple, leur famille ou leur avenir, avec cette économie de mots, cette langue elliptique qui caractérise le théâtre d’Oriza Hirata.
Une langue que l’on a pu parfois relier à la poésie du haïku, même si l’influence de la culture traditionnelle japonaise reste très diffuse chez cet artiste qui se dit bien davantage imprégné de modernité occidentale. C’est sous l’égide de Vermeer et d’Ozu que Hirata a voulu placer ce texte qu’il met lui-même en scène. Avec ce plateau où tant d’histoires fourmillent, Tokyo Notes impressionne par sa manière de capter la vie en la laissant se dérouler, et en invitant à y déplacer son regard ; par sa façon de dire l’essentiel en affectant de ne parler de « rien », d’évoquer en creux les sujets les plus graves, derrière une apparence de simplicité et de subtile étrangeté. »

(Source – site du festival d’automne : http://www.festival-automne.com/oriza-hirata-spectacle212.html)

Autre présentation

« Année 2004, un musée à Tokyo, une exposition, une rétrospective de l’œuvre de Vermeer de Delft. Les toiles du maître flamand ont été mises à l’abri au Japon, fuyant le conflit armé qui ravage l’Europe. Le Japon joue un rôle d’observateur. De jeunes Japonais vont sur le terrain en spectateur, conservant une totale neutralité. Dans le hall de ce musée, coincé entre la machine à café et les toilettes, quatre banquettes sont installées, où vont se succéder tour à tour, les organisateurs de l’exposition et des visiteurs. Certains s’y sont donné rendez-vous, d’autres s’y retrouvent par hasard… Nous surprenons des bribes de conversations. Ces gens parlent de la vie, la leur, de leurs amours, de leurs boulots et plus largement du monde, de cette guerre, de la nécessité d’un engagement. Ils parlent aussi d’art. À travers le principe de la « camera oscura » inventé par Vermeer, c’est la question de la représentation du réel qui est en jeu, du rapport de l’art avec le réel. C’est la vie d’une communauté qui nous est présenté, l’état d’une société. Ce texte nous montre le regard que les Japonais peuvent porter sur nous. Un regard ingénu, que la mémoire, que notre histoire, ont très peu marqué. Un regard important, celui des habitants d’une puissance mondiale que nous ne pouvons ignorer. »

(Source – Site de théâtre contemporain : http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Tokyo-notes-2211/)

Oriza Hirata

Auteur et metteur en scène, Oriza Hirata est né à Tokyo en 1962. À 16 ans, il effectue le tour du monde à bicyclette, parcourant alors plus de 20.000 km et visitant 6 pays en un an et demi. À son retour, il publie un livre relatant son voyage, Les Aventures d’Oriza.
Pendant ses années d’université, il écrit sa première pièce, fonde la Compagnie Seinendan (1983), et monte des spectacles à partir de ses textes (Gens de Séoul, 1991 ; Confessions d’un simple d’esprit, 1993 ; Nouvelles du plateau S, 1994 ; La Maison en flamme et Le Courage, 1995). Parallèlement, il développe une théorie selon laquelle le théâtre doit puiser dans la vie quotidienne des japonais pour mieux la traduire : sur scène, les personnages s’expriment dans une langue qui mêle registres écrit et oral. Il développe ces idées dans des ouvrages tels que « Pour un style parlé dans le théâtre contemporain ». Cette façon d’envisager le théâtre continue d’avoir une forte influence sur le monde théâtral au Japon depuis les années 90.

Priscillia à 21h00